LECTURE

Mes 3 derniers livres favoris

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J’ouvre aujourd’hui avec cet article la catégorie « Lecture » de mon blog. Je n’envisageais pas de ne pas intégrer cette rubrique tant les livres sont importants pour moi. Pour la petite histoire, j’ai toujours vécu avec des bouquins, et je n’exagère pas puisque déjà tout petits, nos parents nous laissaient des livres dans notre lit. Nous avons très vite adopté ces nouveaux amis dont nous ne faisions alors que tourner les pages. Nous avons aussi très jeunes été abonnés à France loisirs et à l’Ecole des loisirs, donc nous recevions des livres plusieurs fois dans l’année en plus des cadeaux ponctuels. Ensuite je n’ai jamais cessé de lire.

Dans ce post, je vous présente trois favoris lecture de ces derniers mois 😉

Enjoy =)

 

Désorientale – de Négar Djavadi

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Résumé : Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations : les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde… Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité ; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui. Négar Djavadi naît en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels opposants au Shah puis à Khomeini. Elle a onze ans lorsqu’elle arrive clandestinement en France. Diplômée de l’INSAS, une école de cinéma bruxelloise, elle travaille plusieurs années derrière la caméra avant de se consacrer à l’écriture de scénarios. Elle vit à Paris.

Mon avis : Ce roman est le premier de Négar Djavadi. Et sincèrement il est difficile de le croire tant elle maîtrise les mots, l’histoire, les personnages… Un roman autobiographique en grande partie. Disons plutôt que comme elle le dit, elle a gardé la trame de sa propre histoire en l’amplifiant et en y intégrant ses personnages.

L’histoire débute à Paris, de nos jours alors que Kimiâ la narratrice est adulte. Elle nous fait remonter le temps afin de nous expliquer le processus et les causes de l’exil de sa famille. Elle nous plonge à l’époque de ses parents, de leur rencontre, de leur bataille contre le régime en place en Iran. Nous évoluons avec elle et découvrons son enfance à Téhéran, toujours bercée par ce combat politique et moral.

J’ai aimé me plonger dans ces paysages orientaux, me noyer dans les odeurs fleuries et épicées, arpenter les rues d’un Téhéran alors si différent. J’ai appris beaucoup de choses sur l’histoire de l’Iran et je me suis attachée aux personnages.

C’est un livre qui change, qui dépayse. A travers cette saga familiale où se mêlent révolution et idéaux, on se sent concernés, on se sent impuissants, et on a hâte de continuer pour se laisser transporter, pour en savoir toujours plus.

C’est un livre qui parle de liberté, de convictions à travers des personnages intellectuels qui se battent pour que leur pays ne tombe pas aux mains de radicaux. Parler ou vivre ? Se battre ou suivre ?

Cet ouvrage traite également de recherche de soi, d’identité, d’homosexualité, de déracinement et de survie. « Se désintégrer pour mieux s’intégrer », c’est ce que va faire Kimiâ, que nous suivons, pour réussir à vivre sa vie sans tabous dans un pays qu’elle ne connait pas. Elle nous raconte l’impossibilité d’être homosexuel à Téhéran, et le processus de rupture qui mène à renaître pour enfin être soi et réussir à vivre sa vie.

« Je suis devenue, comme sans doute tous ceux qui ont quitté leur pays, une autre. Un être qui s’est traduit dans d’autres codes culturels. D’abord pour survivre, puis pour dépasser la survie et se forger un avenir. Et comme il est généralement admis que quelque chose se perd dans la traduction, il n’est pas surprenant que nous ayons désappris, du moins partiellement, ce que nous étions, pour faire de la place à ce que nous sommes devenus. »

 

La vérité sur l’affaire Harry Quebert – de Joël Dicker

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Résumé: À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

Mon avis : Honnêtement ce bouquin m’a happée dans le genre « je peux pas aller me coucher, il faut que je sache la suite ». Vous savez, quand on se dit « allez encore un chapitre ». Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer, ni de voir passer les 600 pages !

L’auteur jongle avec adresse entre passé et présent pour que nous comprenions les événements et nous emmène sur les traces d’une histoire pleine d’intrigues. Nous nous retrouvons dans une petite ville côtière de Nouvelle Angleterre, et nous enquêtons avec le narrateur sur des événements vieux de 30 ans. Le personnage principal n’est pas un policier, et c’est ce qui fait que nous n’avons pas l’impression d’être dans un roman du genre. Nous enquêtons avec la vision de cet écrivain qui cherche à faire innocenter son ami. Etant dans une ville qui n’a pas beaucoup changé en trois décennies, nous découvrons les personnages à des âges différents, ce qui est intéressant pour la suite de l’intrigue, et utile à la résolution de l’enquête.

J’ai aimé les thématiques de l’écriture, du roman et du syndrome de la page blanche. L’amitié entre les deux hommes d’âges bien différents est aussi très intéressante sur le plan de l’expérience et de la vision de la vie. Quant à cette histoire d’amour interdite entre une mineure et un homme adulte, notre point de vue évolue au fil des pages.

Je dois avouer avoir été bluffée par l’habileté de l’auteur à nous imprégner des interrogations du personnage principal et à nous immerger totalement dans l’enquête. C’est un polar plein de rebondissements et de retournements de situations. Il arrive jusqu’à la fin à faire douter le lecteur. Chapeau à Mr Dicker, qui a rendu mon weekend fort excitant !

Les mots sont à tout le monde, jusqu’à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c’est faux: il s’agit en fait d’un rapport aux gens.

 

Nymphéas noirs – de Michel Bussi

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Résumé : Le jour paraît sur Giverny. Du haut de son moulin, une vieille dame veille, surveille. Le quotidien du village, les cars de touristes… Des silhouettes et des vies. Deux femmes, en particulier, se détachent : l’une, les yeux couleur nymphéa, rêve d’amour et d’évasion ; l’autre, onze ans, ne vit déjà que pour la peinture. Deux femmes qui vont se trouver au cœur d’un tourbillon orageux. Car dans le village de Monet, où chacun est une énigme, où chaque âme a son secret, des drames vont venir diluer les illusions et raviver les blessures du passé…

Mon avis : Quel joie de se promener dans les rues de Giverny ! Quel délice de lire des anecdotes sur Monet et d’arpenter ce jardin dont le maître s’est tant inspiré. Etant une grande fan des impressionnistes (mais pas que) grâce à une Maman passionnée, je me suis fondue avec délectation dans cette histoire, en attendant de me rendre réellement dans le village de l’artiste.

Nous sommes donc à Giverny où un meurtre s’est produit. C’est l’histoire de trois femmes, une fillette très douée pour la peinture, une institutrice énigmatique qui connait tout de Monet et une vieille dame, qui semble tout voir du haut de son moulin et connaître la vérité. Trois destins qui se mêlent, une intrigue sur fond de peinture. Qui a tué cet homme retrouvé le crâne explosé dans un ruisseau ? Tout le monde nous semble suspect. Énigmes, passé douloureux qui refait surface…

Et puis des interrogations autour de Monet : existe-il encore des toiles de l’artiste cachées ? A-t-il oui ou non peint les « Nymphéas noirs » à la fin de sa vie ? ?

Nous nous faisons complètement manipulés par l’auteur, qui nous emmène sur des fausses pistes et détruit nos certitudes. Un régal =)

Quand tu regardes un Nymphéas de Monet, tu as l’impression, comment dire, de t’enfoncer, d’entrer dans un puis ou comme dans du sable, tu vois? C’est ce que voulait Monet, de l’eau qui dort, l’impression de voir défiler toute une vie…

 

 

N’hésitez pas à me dire si vous les avez lus et ce que vous en avez pensé 😊

Un commentaire sur “Mes 3 derniers livres favoris

  1. Très bon choix.Les nymphéas, une source d’informations sur Monet et sa peinture et bien écrit. On a du mal à s’arréter.
    La vérité sur l’affaire Harry Québert, je l’ai dévoré. On s’attache aux personnages et l’intrigue policière est excellente.Je lis rarement des policiers mais j’avoue que j’ai eu du plaisir à leur lecture.Tu m’aurais donné envie de les lire en tout cas.
    Le prochain sera Désorientale.

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